“Faker, le roi éternel de l’esport coréen : parcours, records et secrets d’une légende vivante”
- Ludovic Rivière

- 11 nov.
- 6 min de lecture
Auréolé de sa sixième étoile de champion du monde, le goat de League of Legends vient encore de surpasser les limites du génie.

On vous propose aujourd'hui un article pédagogique, inspirant et humain : comprendre comment Faker, au-delà du simple “génie du jeu vidéo”, est devenu un modèle de résilience, de leadership et d’humilité pour la jeunesse coréenne et internationale. Focus sur ses choix de vie, ses valeurs, ses relations avec ses coéquipiers, ses échecs, ses rebonds et son impact sur la société coréenne, avec anecdotes authentiques et chiffres clés.
Introduction
Pourquoi Faker fascine-t-il autant ?
Son statut de légende vivante, modèle pour la jeunesse.
Les débuts : un enfant discret, un prodige révélé
Son enfance à Séoul, élevé par son père et sa grand-mère.
La découverte de League of Legends, ses premières heures de jeu.
Son ascension fulgurante en solo queue, repéré à 16 ans.
L’explosion : rookie chez SKT T1, la naissance du “Unkillable Demon King”
Débuts professionnels à 17 ans, solo-kill mythique sur Ambition.
Victoire au championnat du monde dès sa première année.
L’anecdote du duel contre Ryu, devenu légendaire.
L’ère des records : domination, échecs et rebonds
Les titres mondiaux, les distinctions individuelles, les records (kills, assists, victoires, etc.).
Les années difficiles : échecs, changements d’équipe, remise en question.
Sa méthode pour rebondir : lecture, introspection, système de valeurs.
Leadership et valeurs : Faker, le capitaine humble
Son rapport à la célébrité, l’humilité malgré la gloire.
L’importance de ses coéquipiers, l’esprit d’équipe, anecdotes de soutien.
Son engagement pour l’exemplarité (charité, respect, conseils aux jeunes).
Faker, businessman et icône pop
Son rôle de copropriétaire et dirigeant de T1
Les contrats publicitaires, la collaboration avec Razer, les fans K-pop (BTS, ENHYPEN)
Son impact sur la culture populaire coréenne et mondiale.
Le secret de la longévité : passion, adaptation et plaisir
Comment il garde la motivation après 12 ans au sommet
Sa philosophie du jeu : plaisir, présent, partage
Anecdotes sur ses routines, ses choix de champions, sa vision du futur.
Conclusion
Pourquoi Faker reste un modèle au-delà de l’esport.
Ce que la jeunesse coréenne et internationale peut retenir de son parcours.
Dans le monde du jeu vidéo, rares sont les noms qui traversent les générations, inspirent autant de respect et d’admiration que celui de Faker. Véritable légende vivante, il est bien plus qu’un simple champion de League of Legends : il incarne la réussite, la résilience et l’humilité, devenant un modèle pour toute une jeunesse coréenne et internationale. Mais comment Lee Sang-hyeok, garçon discret de Séoul, est-il devenu le “Unkillable Demon King”, quintuple champion du monde, et l’un des sportifs les plus influents de Corée ? Plongée dans l’histoire authentique d’un prodige hors norme.
Les débuts : un enfant discret, un prodige révélé
Né en 1996 dans le district de Gangseo à Séoul, Lee Sang-hyeok grandit auprès de son père et de sa grand-mère, dans un environnement modeste et discret. Sa mère est absente, et c’est son entourage familial qui lui transmet des valeurs d’humilité et de persévérance5.Très jeune, il montre une intelligence vive et une passion pour les jeux vidéo. À 15 ans, il découvre League of Legends et, en quelques mois, il explose les classements du serveur coréen. À 16 ans, il est déjà considéré comme le meilleur joueur solo du pays, une performance qui attire l’œil des recruteurs professionnels.
L’explosion : rookie chez SKT T1, la naissance du “Unkillable Demon King”
En 2013, il quitte le lycée pour rejoindre SK Telecom T1, où il adopte le pseudo “Faker”. Dès son premier match professionnel, il impressionne en réalisant un solo-kill mythique sur Ambition, alors star du midlane coréen. Ce coup d’éclat lance sa carrière et fait de lui une star du jour au lendemain. Quelques mois plus tard, il remporte le championnat du monde à seulement 17 ans, un exploit sans précédent. La finale contre Royal Club est à sens unique, et Faker gagne le surnom de “Unkillable Demon King” pour sa capacité à dominer sans jamais flancher. Anecdote : lors du fameux duel contre Ryu en 2013, il réalise un enchaînement de mécaniques qui reste, à ce jour, l’un des moments les plus visionnés de l’histoire de l’esport.

L’ère des records : domination, échecs et rebonds
Faker ne s’arrête plus : il enchaîne les titres (10 LCK, 5 championnats du monde, 2 MSI), devient le premier midlaner à gagner plusieurs fois les Worlds, et accumule les distinctions individuelles (MVP, All-Pro, Hall of Legends…). Mais la gloire n’est pas linéaire. Entre 2018 et 2022, malgré des succès nationaux, il connaît des échecs internationaux, des changements d’effectif, et une pression immense. Comment rebondir ? Faker s’isole, lit beaucoup, réfléchit à ses motivations et construit un système de valeurs pour retrouver le plaisir du jeu : “J’ai compris que ma performance était liée à mon bonheur. J’ai donc décidé de me concentrer sur le plaisir de jouer, et non sur la pression du résultat”.
Leadership et valeurs : Faker, le capitaine humble
Malgré sa célébrité, Faker reste d’une humilité rare. Il refuse longtemps le titre de “meilleur joueur de l’histoire”, préférant parler de ses coéquipiers comme d’une seconde famille5. Après chaque victoire, il pense à ceux qui l’ont accompagné, n’oublie jamais de remercier ses anciens partenaires, et s’investit dans la réussite collective. Confidences insideseoul.fr après un titre mondial, il retient ses larmes en évoquant ses anciens coéquipiers absents de la scène, preuve de sa fidélité et de son empathie. Faker est aussi engagé dans des actions caritatives et n’hésite pas à donner de son temps pour conseiller les jeunes joueurs, insistant toujours sur l’importance du respect et de la discipline.
Faker, businessman et icône pop
Depuis 2020, Faker est non seulement joueur, mais aussi copropriétaire et dirigeant de T1, la structure la plus prestigieuse de Corée. Il multiplie les collaborations avec des marques mondiales (Razer, Nike…), et son image séduit bien au-delà de l’esport : BTS, ENHYPEN et d’autres stars K-pop sont fans déclarés. Son influence dépasse le gaming : il possède un immeuble à Séoul, inspire des milliers de jeunes à poursuivre leurs rêves, et fait l’objet de documentaires, d’interviews et même de produits dérivés à son effigie.
Le secret de la longévité : passion, adaptation et plaisir
Après 12 ans au plus haut niveau, Faker continue d’étonner. En 2025, il devient le premier joueur à disputer 1 000 matchs LCK, avec un taux de victoire record. Son secret ? Ne jamais s’endormir sur ses lauriers, s’adapter aux nouvelles générations, et toujours jouer “pour le plaisir et pour ses fans. Il confie que la motivation vient du désir de montrer une nouvelle facette de lui-même à chaque match, et de partager la joie du jeu avec sa communauté. Anecdote : il a gardé le tout premier tapis de souris qu’un fan lui avait offert, et continue d’utiliser les produits Razer par fidélité et confort.
Combien Faker a-t-il gagné sa première année ? Combien a-t-il gagné au total ? Peut-il gagner encore plus après sa carrière ?
Combien Faker a-t-il gagné sa première année ?
Faker a commencé sa carrière professionnelle en 2013 à l’âge de 17 ans chez SK Telecom T1.
En 2013, il a remporté le championnat du monde (Worlds Season 3) et plusieurs autres tournois.
À la fin de sa première année, il avait déjà franchi le cap des 100 000 $ de gains en cash prizes, dont 200 000 $ pour la victoire aux Worlds.
Avant ses 18 ans (donc en 2013-2014), il avait accumulé environ 255 000 $ de gains issus de 9 tournois.
À noter :Le cash prize n’est qu’une partie de ses revenus. Son salaire de rookie n’a pas été rendu public mais il était bien inférieur à ce qu’il touche aujourd’hui, les salaires des joueurs pros ayant explosé depuis.
Combien Faker a-t-il gagné au total ?
Le total des gains de Faker se divise en plusieurs sources :
Cash prizes (tournois) : Environ 2 millions de dollars (dont le titre de novembre 2025) sur sa carrière, ce qui reste peu comparé à ses autres revenus.
Salaire annuel : En 2024-2025, Faker touche un salaire estimé entre 5,6 et 7 millions de dollars par an chez T1, ce qui fait de lui l’un des joueurs les mieux payés au monde.
Sponsoring et partenariats : Faker gagne plus de 3 millions de dollars par an grâce à des sponsors prestigieux comme Nike, Samsung, Red Bull, Razer, BMW, etc.
Streaming (Twitch, YouTube) : Il gagne entre 100 000 et 300 000 $ par an via ses chaînes, même s’il stream moins que d’autres pros
Investissements : Il détient 6 % des parts de T1 Entertainment & Sports et possède un immeuble (“Faker Tower”) à Séoul, générant des revenus locatifs
Sa fortune totale est estimée entre 10 et 50 millions de dollars selon les sources, la plupart s’accordant sur une fourchette de 10 à 30 millions.
Comment Faker peut-il gagner encore plus après sa carrière ?
Faker a déjà préparé sa transition post-carrière, ce qui lui permettra probablement de gagner encore plus à l’avenir :
Part-ownership de T1 : Il détient une part significative de T1 (6 %), ce qui lui assure des revenus pérennes comme dirigeant, consultant ou ambassadeur de la marque.
Business et immobilier : Il possède un immeuble à Séoul (“Faker Tower”) qu’il loue à des entreprises, générant des revenus passifs.
Sponsoring et image de marque : Même retraité, Faker restera une icône et pourra continuer à signer des contrats publicitaires et des collaborations avec de grandes marques (comme Michael Jordan dans le basket).
Coaching, management, consulting : Il pourra devenir coach, manager ou consultant esport, un secteur en pleine croissance.
Streaming et médias : S’il choisit de streamer ou de commenter des matchs à plein temps, son audience mondiale lui garantit des revenus très confortables.
Conférences, livres, documentaires : Son histoire inspirante peut aussi être valorisée via des conférences, des livres ou des documentaires.
En résumé, Faker a non seulement amassé une fortune considérable grâce à ses performances, mais il a aussi intelligemment diversifié ses sources de revenus. Sa notoriété, ses parts dans T1 et ses investissements lui assurent de rester l’une des figures les plus riches et influentes de l’esport, même après la fin de sa carrière de joueur.

Conclusion
Faker n’est pas qu’un champion, c’est un symbole. Son histoire, faite de travail, de doutes, de victoires et d’humilité, inspire bien au-delà du jeu vidéo. Pour la jeunesse coréenne et internationale, il prouve qu’on peut réussir sans écraser les autres, qu’on peut être une star tout en restant accessible, et qu’au fond, le plus important n’est pas le nombre de titres (pourtant déjà fabuleux)… mais la passion et le respect. Faker, c’est la preuve vivante que l’esport, c’est aussi une école de vie.





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